
La première fois que j’ai utilisé un ordinateur, j’ai testé un programme en BASIC qui demandait d’entrer un prénom et affichait : « Bonjour Lucila ». C’était ma première séance d’informatique et j’ai été fascinée. J’ai su à ce moment que je voulais devenir informaticienne, et je ne l’ai jamais regretté. Programmer me passionne tellement que je pourrais passer des heures absorbée par le code.
Je me disais que ma pensée ressemblait à celle de l’ordinateur. Je n’avais pas les mots pour l’expliquer, mais je sentais que ma logique interne trouvait un écho dans la structure claire de l’informatique. Aujourd’hui, je comprends mieux : ma pensée serait logique et structurée, et j’applique cette logique dans beaucoup de situations de ma vie.
La logique informatique est simple et précise : chaque étape est définie, et l’ordinateur suit des règles strictes. Si une étape manque, il “bloque”. La vie humaine n’est pas toujours aussi structurée, et ces imprécisions ou incertitudes peuvent provoquer chez moi des sensations proches de ce “blocage” : frustration, tristesse ou anxiété. Ce n’est pas un défaut ; c’est juste mon fonctionnement face à l’incertitude.
Enfant, ces moments pouvaient déclencher des crises. Aujourd’hui, je ressens surtout de la frustration et parfois un ralentissement, mais je peux analyser la situation et trouver une solution. J’ai découvert que je me sens en sécurité et compétente dans les structures logiques, où je peux planifier, organiser et résoudre des problèmes efficacement.
Ma pensée structurée est une force : elle me permet de m’épanouir, de comprendre le monde à ma manière et de trouver ma place dans un monde parfois ambigu.






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